La mer Méditerranée à vélo - Une mer à l'origine de l'Histoire

18 mai 2011

L'arrivée

Bonjour tout le monde !

Ainsi donc je retrouve Stéphane au petit matin dans un village entre Avignon et Montélimar ; il est prêt à fond, il veut faire du sport ! Soit ! Donc on attaque les gorges de l'Ardèche, on remonte toute la rivière jusqu'à Aubenas par une journée assez ensoleillée et un petit orage. Paysages sublimes, pas trop de monde sur la route, on profite et arrivés chez une amie le soir Steph aura fait une centaine de bornes pour sa première journée ! Respect mon pote !

Toutefois la suite est plus décontracte et parce que quinze jours durant on ne dormira que quatre fois en bivouac, le reste étant chez des amis et famille (donc soirées et discussions) ça sera plutôt des grasses matinées et des départs l'après-midi en faisant beaucoup moins de kilomètres ! Cool quoi ! Et avec ça quelques passages en TER car on est vraiment à la ramasse à force de trainer. Et dire que Stéphane voulait faire du sport ! Presque raté !  

Mais bon on pédale quand même et après un retour dans la vallée du Rhône à Montélimar, on poursuit tranquillement en Isère puis la Savoie jusqu'à ce que je connaisse un souci technique de taille sur mon vélo. Peu avant d'arriver à Chambéry alors qu'on fait un crochet par l'église de Myans, la reprise après la photo ne se fait pas. Sans aucun bruit ou à-coups ça lâche, mon dérailleur arrière tourne dans le vide n'entrainant pas la roue, bref le moyeu est cassé et impossible de réparer sur place. Il est près de sept heures et demain c'est dimanche huit mai. Autant dire que je ne pourrais pas réparer mon vélo avant lundi si tout va bien. On se fait recueillir par le séminaire religieux d'à côté pour y passer la nuit puis au matin c'est séance marche en poussant le vélo et aussi se tenant par l'épaule, Stéphane m'entraine sur des petits morceaux de route. On tente à une manifestation cycliste mais le constat est de réparer ça en magasin dès demain car besoin de pièces de rechange. On reprend alors la direction de la gare de Chambéry, cette fois Stéphane me tire avec un tendeur et quelque temps après alors que je calle mes pieds sur mes pédales, arrive une réaction ! La roue arrière est de nouveau entraînée, je peux repédaler sans problème !  On reprend donc la route !

On continue notre chemin en plaine le long des monts Jurassiens jusqu'à rejoindre les rives du Doubs puis passer à travers les Vosges avant d'arriver à Nancy où je vous ai retrouvé avec joie ! 

Album photos : http://mediterraneevelo.canalblog.com/albums/l_arrivee/index.html

Alors voilà, les dix mois de voyage se sont finis samedi dernier !

Mille merci à tous pour m'avoir soutenu, suivi, écris et lu pendant ce périple autour des routes Méditerranéennes ! J'espère que mes messages et mes photos vous ont fait un peu rêvé, voyagé, donné envie aussi de partir (et qui sait à vélo !!! lol), bref que vous avez eu autant de plaisir que moi pendant ces dix mois à travers l'Europe et le Moyen-Orient. Pour cela je n'oublierais jamais, encore merci à vous tous.

Une pensée ultime et inoubliable à tous ceux qui, m'ont offert un simple moment de discute, un moment à partager ensemble, un toit, un repas, un simple sourire ou une main tendue sur la route. C'est grâce à vous que ma route s'est faite.

Puis encore une autre pensée à tous ceux que j'ai rencontré, ceux-là qui à l'heure actuelle continuent ou non le voyage. A ces voyageurs qui seront toujours prêts à repartir comme moi à vélo, à pied, en voiture ou autrement car la découverte, l'aventure et l'émerveillement sont devenus moteurs de notre vie.

A vous tous voyageurs, et amis  MERCI

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11 mai 2011

Le repos, une hérésie ?

Salut tout le monde !!

Alors avant de parler du retour en France, pour information :

SAMEDI 14 MAI, ARRIVEE A NANCY, PLACE STANISLAS A 15H30 !!!

Donc, maintenant, déjà je m'excuse du retard que j'ai pris pour remettre un nouveau message sur le blog.

Alors j'en étais au moment où je quitte Andorre et je remets les pieds en France. Cumulant mes derniers records d'altitude et de vitesse en vélo, j'enchaine le lendemain avec un nouveau record de distance de 145 kilomètres. Traversant les Pyrénées et les gorges de l'Aude, je vais au-dessus de Carcassonne me poser quelques jours chez de la famille en vacances là-bas dans un domaine viticole. (Bonne idée, n'est-ce pas ! lol !) Ainsi pendant quelques jours c'est repos en terre hérétique de l'histoire cathare avec découverte de quelques-uns de ses châteaux, de sa cité médiévale par excellence, Carcassonne, de la belle ville rose de Toulouse, ... Et avantage indéniable du sud, c'est encore la météo en cette fin d'avril qui me donne l'impression non pas que je rentre de dix mois de voyage à vélo. C'est plus comme si c'était, une étape, une remise en forme, un coup de France avant de repartir vers de nouveaux horizons. Bref ça fait du bien, mais ce n'est pas un choc émotionnel d'être revenu ici ! 

Donc en parlant de nouveaux horizons, je reprends ma route tranquillement sur du plat, tout plat le long du Canal du Midi, balade ombragée en compagnie de centaines de personnes qui en amis, en famille, en couple, découvre et se promène avec autant de plaisir que j'en ai le long du canal. A pied, à vélo, en péniche, tout le monde est là un peu partout mais sans foule, partageant juste du bon temps dans un endroit où il fait bon vivre quoi ! A ceux qui souhaitent parcourir ce chemin, je vous le dis d'emblée, faites-le, on se prend vite à la farniente aux pieds des platanes qui borde ce canal classé à l'UNESCO.

Je quitte le canal à Béziers, où continuant ma route en toute tranquillité je saute une étape via le train jusqu'à Nîmes pour rejoindre sous un soleil brulant le Pont du Gard, édifice Gallo-Romain majestueux et imposant qui vaut sans conteste le détour. De là je me dirige vers Avignon, où pendant une journée je flâne, visite, me balade dans la ville, autour de ses remparts, du palais des Papes, de ses vues sur le fameux pont, de ses restes médiévaux, ses terrasses, petites ruelles, ... Avignon, c'est aussi la dernière pause réelle où je reste deux nuits au même endroit car dès lors c'est remontée vers le nord-est. Je longe donc le Rhône et comme partout en France les vignobles jusqu'à arriver pas très loin des gorges de l'Ardèche et où, au petit matin je retrouverais Stéphane ( un ami que vous pouvez revoir sur une vidéo sympa du blog :D ) qui m'accompagnera pour le final jusqu'à Nancy.

Voilà pour cette partie en France. J'écrirais la dernière partie de ma remontée jusqu'à Nancy après samedi 14, le blog continuera à vivre un peu, et puis aussi peut-être pour annoncer des expos ou conférences, qui sait !!

Album photo : http://mediterraneevelo.canalblog.com/albums/le_repos__une_heresie__/index.html

Gros bisous tout le monde et à samedi pour ceux qui seront là !

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01 mai 2011

Al Norte - 2ième partie

Bonjour à tous !

Je sais, je sais, y'a pas mal de retard, surtout que je ne suis plus en Espagne à l'heure où j'écris, mais même si ce dont je vais vous parler est plein de souvenirs et que cela date d'un bon moment déjà, je m'en souviens encore très bien ! lol !

Alors toujours en train de grimper progressivement le long d'une rivière, je change alors de région pour passer en Aragon et arriver dans les montagnes de la Sierra de Gudar. Je finis ma journée à travers trois petits bourgs ravissants et un accueil adorable d'une dame espagnole qui me fait une réduction pour sa location de meublé. A Mora de Rubielos, le soleil est de retour, je dors au chaud dans un bel appart, je suis entouré par les montagnes, j'assiste à une procession du saint local, bref je suis au top pour me lancer le lendemain à travers les cols - puertos en espagnol - ce n'est pas des grands dénivelés à chaque fois mais en les cumulant tous ça fait pas mal à la fin d'une journée. 1600 par là, 1500 par ici, un petit 1700 à l'occaz' bref je monte et descend toute la journée. Les paysages et petits villages défilent avec le même charme et le même plaisir, je fais ma route au fil des saluts et regards curieux et/ou amusés des petits vieux assis sur leurs bancs de pierres blanche. Le "climat" change a chaque col, découvrant une région désertique aux allures de Far-West ou du Moyen-Orient, ou bien une région plus verte parsemée de sapins, petits ruisseaux et cultures dans les vallées, des paysages naturels montagnards typiques semblables aux alpages, ... En gros mon appareil photo et mes yeux impriment chaque instant avec joie.

Puis sur la route qui redescend vers la plaine, on passe aux lacs et barrages, rivières et torrents, repassant en Catalogne, pour finir sur l'Elbe, fleuve majestueux et immense qui serpente à travers les plateaux tel un énorme serpent bleuté sans fin. C'est aussi ici sur les bas plateaux et collines que je ferais un premier record de distance de 144 km avec une période de 50 km très épuisante avec un vent de face constant qui fait perdre un peu patience.

Et c'est alors une nouvelle zone de montagne qui se dresse alors devant moi, celle qui va marquer le retour, la fin de quelque chose, les Pyrénées ! Mais bon ça ne se traverse pas en une journée non plus ! Je remonte donc progressivement la vallée qui débouchera sur la Principauté d'Andorra. Bizarement, alors que la route monte progressivement jusque là, une fois passé dans Andorre on se sent réellement entouré de pics et sommets vertigineux propres aux Pyrénées et qui se répercute sur la route !! Ah là, autant vous dire ça grimpe un peu plus au milieu d'une circulation dantesque d'Espagnols venus faire leurs pleins d'essence, d'alcool, de cigarettes et autres produits détaxés ! Andorra = pays duty free entre l'Espagne et la France ! La vieille ville est dure à trouver malgré son nom d'Andorra-la-Vella, c'est plus une ville-magasin et boutique qu'une zone culturel et historique. Sa beauté réside d'avantage dans ses paysages montagnard. Mais pour moi, peinant chaque côte à vélo, je me concentre sur ma route et ne fait pas d'écart, d'autant plus que la température et la météo n'est plus au beau fixe depuis une journée déjà.

Squattant un chemin pour y passer la nuit, je suis au matin accueilli par de la bonne pluie qui me désole un peu, je dois passer le plus haut col routier des Pyrénées, le port (col) d'Envalira à 2408m, le plus haut point que je grimperais en vélo durant mon voyage. Dans le froids et la pluie, je pars à l'assaut de ce col, mes pieds se glaçant petit à petit et revivant non pas le passage de Beyrouth à Zahlé au Liban, quand même pas, mais quelques moments forts similaires tout de même. Et puis comme prévu plus ça monte, plus c'est enneigé et heureusement que la pluie et la neige tombent que très doucement. Au col, car tous les cols sont pareils, ça souffle ! Arg ! Pas un petit vent ! Et trempé de pluie et sueur je me réfugie dans un bar-resto pour "sécher" un peu ! Mais bien sur le pire, qui bienheureusement ne dure pas trop longtemps, c'est la descente où balayé par le vent et la pluie, mon visage est martelé de petite pluie glacée qui gèle sur mes lunettes et les bouts de visage à l'air libre. Retrouvant la circulation de fous, cette fois constituée de Français, je trace sur la vallée passant la frontière à fond la caisse et retrouvant un plus de chaleur au fur et à mesure que j'atteins Ax-les-Thermes. Au passage dans cette belle et longue descente, pointe et record de vitesse actuel à 69,8km/h ! Bien cool, pas facile avec la remorque et j'aurais bien voulu arriver au 70, mais non ! lol

Et ainsi voilà, je suis de retour en France !

Album photos : http://mediterraneevelo.canalblog.com/albums/al_norte___2ieme_partie/index.html

A bientôt tout le monde

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20 avril 2011

Al Norte - 1ère partie

Salut à tous !

Je suis donc sur la route du retour - au nord !! lol

Parti d'Alicante, je vais donc à Valence via les hauteurs et les paysages magnifiques. Les contrastes de végétations, de climats, de couleurs, d'agricultures se succèdent jusqu'à Valencia. Là quelques jours de pause pour visiter la vieille ville, fêter mon anniversaire dans les bars espagnols, "se reposer" et puis reprendre la route plus au nord ! Et c'est alors un peu de plat avant les gorges et les montagnes. 

La route du nord se passera donc en deux partie, cette première dans la communauté Valencienne, et la seconde par l'Aragon et la Catalogne principalement dans les montagnes. Donc en attendant la suite l'album photo de ces derniers jours : http://mediterraneevelo.canalblog.com/albums/al_norte___1ere_partie/index.html

Bisous à tous, à bientôt

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09 avril 2011

Barça et Ali

Bonjour la compagnie !!

Arrivé en Espagne, dernière grosse étape avant l'ultime retour !

Je débarque donc à Barcelona après deux longues journées de bateaux depuis la Sicile. Et déjà, à peine mis un pied dans la ville qu'on est immédiatement conquis. C'est grouillant de vie, de jeunesse, de gens du monde entier, ..., pour dire le jour de mon arrivée, c'est limite si je n'entends pas parler autre chose que anglais, français, allemand, italien et très peu d'espagnol ou catalan !

Par contre petit soucis habituel c'est la recherche d'un endroit ou dormir. Ici ville européenne et touristique par excellence, les auberges de jeunesses sont nombreuses mais pleines ! En tout j'en fais 7 le jour d'arrivée avant d'en trouver une qui accepte le vélo et qui a de la place pour une nuit, le lendemain je dois changer. Et manque de bol je me suis retrouvé avec le recordman du ronfleur terrestre impossible à calmer, je n’ai pas fermé l'œil de la nuit ! Bref le lendemain je pars et après 2 autres tentatives dans de nouvelles auberges, j'en trouve une cool avec de la place pour plusieurs nuits ! Enfin !

Donc c'est parti pour plusieurs balades dans Barcelona en commençant par Las Ramblas, l'allée principale et vivante qui ne désemplie pas 24h/24h où se trouvent des restaurants, boutiques de fleurs, statues vivantes, buralistes, touristes (euh ça c'est normal), ... . Puis on visite Barcelona avec différents styles architecturaux qui font que presque chaque bâtiment est unique, entre les quartiers médiévaux autour de la cathédrale, les grandes avenues en plan carré de Eixample où le mélange de l'art de Gaudi se mêle avec celui d'un néo-gothique ou renaissance, presque tous mériteraient une photo, et tous méritent d'être regardés ! C'est aussi une vie sur de multiples petites places qui offrent le calme ou l'animation en fonction de la journée, du quartier. C'est des artistes qui occupent chaque coin de la ville et la font vivre, statues vivantes, acrobates, peintres, musiciens, magiciens, comédiens, ... . Ville culturelle, historique, fêtarde, Barcelona est ouverte sur la mer, les collines, les parcs, le sport, les pistes cyclables, la location de vélos (whou, je m'emporte là !). Il faut dire que c'est une des rares villes qui possède autant de pistes cyclables avec pas mal d'utilisateurs !

Et puis il y a aussi les incontournables de Gaudi à Barcelone, la Sagrada Familia, le parc Güell, ses maisons célèbres dont je ne connais pas le nom ! lol ! Mais pour ceux-ci, je n'ajouterais rien d'autre qu’absolument incroyable !!

Je pars donc de Barça en train car je me dirige vers Alicante afin de rester quelques jours chez Caroline, une amie qui vit là-bas depuis deux ans. Elle me précise que la côte entre Barcelone et Valence n'a pas grand intérêt, je décide donc de descendre en train afin mieux remonter en vélo dans les montagnes par la suite. Mais hélas tout ne se déroule pas aussi bien que prévu et lorsque je charge ma remorque dans le train, celui-ci part, refermant ses portes sur mon vélo resté sur le quai. C'est la première fois que je me sépare de lui sans savoir ce qu'il va devenir et l'angoisse et le désespoir me monte à la tête, je suis impuissant face à cet horrible moment. Miracle, providence, chance, je ne sais pas comment on peut appeler ça mais une heure et demi plus tard après avoir réussi à faire demi-tour avec mes bagages et arriver à Barcelone, je retrouve mon vélo au même endroit sans aucun dégâts ou vol ! Je ne sais que dire tellement la joie et le soulagement que je vécu à cet instant fut immense ! Je repars pour Valence et après un ultime problème de transport en train de moindre importance je reste une après-midi sur le delta de l'Ebre avant de rejoindre directement Alicante le lendemain.

Là pendant trois jours, c'est immersion dans la vie nocturne espagnole qui aura raison de mes horaires de voyage ! Je suis décalé par rapport à leurs horaires mais goute avec joie à la fête dans le quartier du Barrio jusqu'à pas d'heure (plus pour moi, pas pour les espagnols !lol!) au sein de la ville étudiante et cosmopolite ! Matinée plus courte et plus calme (récupération ! :D), l'après-midi c'est découverte d'Alicante, sa vue depuis le château, ses couchers de soleil, son petit quartier typique de Santa Cruz, ses environs ... Balade en vélo, tapas, granizados (granités), farniente sur la plage, sangria, sont aussi les autres mots qui définissent ces journées !

Album photo : http://mediterraneevelo.canalblog.com/albums/barca_et_ali_/index.html

Voici maintenant le moment de reprendre la route vers le nord et la France, finis les détours par d'autres pays et directions ! Après un petit col à 1000m afin d'arriver sur Valence, je longerais pour la suite la côte via les montagnes et d'après mes cartes, avec des successions de cols à 1500, 1700, 1400, 1600m, ... Bref des vues magiques en perspective et du sport à fond ! Le final se fera par Andorre et le dernier col, plus haut routier des Pyrénées à 2400m environ. 

Quel régal en perspective ! Donc en attendant ceci, gros bisous à tous et à bientôt !

Cédric

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29 mars 2011

La Sicile au vert

Bonjour à tous et bienvenus en Sicile !

Une semaine placée sous le signe du soleil et qui m’a fait grâce de quelques marques de bronzage et de coups de soleil, ici le beau temps a été de rigueur avec des températures qui en vélo, m’ont permis de ressortir le short sans crainte. Je commence donc mon circuit par le sud à Syracusa (Syracuse), qui possède un vieux centre plein de petites ruelles et de charme, ainsi que quelques restes de son histoire antique. De là je  repars vers le nord à Catania, belle ville animée au pied de l’Etna où j’irais grimper pendant une journée à la recherche de fumerolles et de coulée de lave (pas vu ces dernières, il faut monter jusqu’au cratère principal et ce n’est possible qu’avec un guide).   

Alors impossible d'insérer la vidéo donc voici son lien sur youtube : http://www.youtube.com/watch?v=Nea4I_P87X8

Donc après m’être fait cramer la tête sur les versants enneigés du volcan, je pars vers Palermo (Palerme) à travers le centre de l’ile. Je ne sais pas comment vous imaginez la Sicile, mais moi j’avais à tort une image assez proche de celle de la Corse. Que nenni ! En fait il s’agit d’une succession infinie de collines et vallées qui n’ont rien d’un maquis corse. Ici tout est vert et seules les couleurs du printemps et du ciel bleu contrastent avec ces multiples verts. Ma route passe de petites bourgades en hameaux perchés au gré des montées et descentes qu’offre ce labyrinthe colinéaire. C’est dans leur aspect extérieur que réside le charme de ces villages ; lorsqu’on les voit de loin, perdus sur leur promontoire, agencés de petites ruelles, de maisons à plusieurs étages qui semblent empilées les unes sur les autres, les yeux s’abandonnent à la rêverie. A l’intérieur c’est différent et de villages en villages, les maisons et les ruelles se ressemblent trop – peut-être n’est-ce qu’un sentiment personnel dû à l’habitude et donc presque à la banalité de celles-ci.

La Sicile possède aussi une autre caractéristique « verte », c’est que possédant ces innombrables collines, le vent souffle pas mal et donc qui dit vent, qui dit soleil, dit énergies propres. C’est dingue le nombre de parcs éoliens qui ont défilé le long de ma route, avec tantôt quelques centrales solaires. A croire que chaque village possède son éolienne, son parc éolien ou ses panneaux solaires. Bref ici comme me le rappelle de temps en temps certains panneaux de dénucléarisation, la page est tournée et c’est vers un avenir plus vert que se tourne l’île.

Il est écrit une chose à propos de la Sicile, c’est que ce n’est plus comme l’Italie. Certainement un peu exagéré mais y’a du vrai, peut-être parce que les caractéristiques de la Sicile y sont plus Italien que dans le reste du pays. Je m’explique, vis-à-vis des clichés, ici ils auraient un peu leur place ! Juste pour parler de la circulation, à vélo sur la route à part deux ou trois abrutis classiques comme dans tous les pays ça va, par contre une fois en ville, autant vous dire que je vis des périodes d’attention toute renforcée, proche du stress, à l’approche de chaque carrefour ! Et aussi autant dans les rues où les règles de conduites sont plus aléatoire que nulle part ailleurs, ça déboule de partout, klaxon en avant, ça tourne, ça slalom entre les voitures, ça occupe le moindre espace, … bref ça bouge (trop pour moi !!) à chaque instant.

L’autre cliché qu’on pourrait avoir est le fameux machisme italien. Certainement présent un peu partout en Italie, ici j’ai du mal (pour les villages et bourgades, je ne parle pas de Syracusa, Catania ou Palermo) à voir des femmes dans les rues ! Il n’y a que la gente masculine qui se permet d’être dehors à flâner, discuter, faire des tours en voiture ou en scooter pour la frime. C’est même différent du Moyen-Orient où les femmes sont dehors mais voilées, ici sur les places des villages et même dans les ruelles, c’est principalement soit vide, soit occupé par des gars ! On a tous cette image de vieux hommes assis sur un banc, canne à la main, elle existe toujours bien sur, et avec à côté d’eux des jeunes qui semblent passer leur temps à fumer et attendre quelque rendez-vous ou mauvais coup à venir ! Et parmi eux où sont-elles les siciliennes ? A part pour quelques jeunes qui sortent, je n’ai pas d’autre réponse à cette question que dans leur maison et j’aimerais mon tromper.

Quant à ma présence, loin d’être inaperçu, je bénéficie de nombreux sourires d’encouragement sur ma route, de mains tendues et quand je m’arrête il est rare de ne pas avoir une conversation en italien avec une petite troupe de personnes (donc très souvent des hommes ou des enfants). Plus d’une fois je serais étonné de moi-même de pouvoir discuter un peu en italien avec eux sans trop de difficultés, le plus marquant a été avec des gamins d’environs  7 ans que je comprenais parfaitement et qui saisissaient mes réponses. Mais halte-là, je ne parle pas italien, le souci c’est que se sont principalement toujours les mêmes mots et mêmes sujets de conversations qui reviennent, donc ma discussion reste bien limitée hélas !

J’arrive donc à Palermo, véritable joyau architectural baroque et aussi un peu normand avec ses chapelles qui sont justes magnifiques - recouvertes de mosaïques dorrées comme à Ravenna mais encore plus brillantes, plus belles, plus décoratives, plus ... enfin bref vous m'avez compris, elles m'ont conquis ! Et Palermo c'est aussi une animation de rue avec ses marchés, la vie quotidienne qui entre 2 et 5h de l'après-midi fonctionne en mode pause comme partout au sud de l'Italie, sa vie nocturne, sa circulation, et bien d'autre !

 Et c’est ainsi que s’achève mon retour en Italie, je ne ferais pas la Sardaigne comme espéré faute de liaisons bateaux assez nombreuses, et afin de profiter un peu plus de l’Espagne, qui je le sens déjà va passer très vite avant mon retour en France.  Bilan d’environ 70 jours en Italie (record de temps dans un même pays !!) j’ai appris plusieurs mots et phrase d’italien qui m’ont fait aimer pratiquer la langue, je n’ai pas encore tout vu de ce pays qui recèle d’une multitude de trésors et j’y ai fait parmi mes plus belles rencontres au fil de la route.

Pour la suite deux jours de bateaux via Genova (Gênes) pour arriver à Barcelona.    

Album photo : http://mediterraneevelo.canalblog.com/albums/la_sicile_au_vert/index.html

A très bientôt et gros bisous à tous.

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22 mars 2011

La Botte

Bonjour à tous !

Direction le sud de l'Italie dans ce que géographiquement on appelle la botte italienne. Pour ma part je ne ferais pas vraiment l'intérieur des terres mais suivrais plutôt la côte ouest de cette région. Alors en dehors de la ressemblance physique avec une botte, je ne sais pas si son nom est aussi associé au fait qu'en ce mois de mars, et bien c'est très pluvieux !!! Et même trop !!!

Pourtant tout commence avec par une journée ensoleillé accompagné d'un cycliste et radioamateur italien jusqu'à Salerno, ensuite après avoir longé la côte je m'intègre à deux classes de latinistes françaises pour visiter le site de Paestum, ancienne colonie grecque qui en dehors de ses imposants et très beaux temples, possède des belles peintures de tombes très bien conservées. Et puis c'est nuit à la fraîche avec un ciel bien dégagé. Voilà, sur une semaine de vélo, je n'aurais droit qu'à une journée et demie de soleil, et en voici déjà une complète de faite !

Résultat le lendemain c'est pluie, vent et orage (qui au matin aura eu raison d'un arceau de ma tente!) qui au fur et à mesure de la journée disparait d'un coup pour revenir si soudainement que je ne sais plus jamais comment m'habiller ! Résultat malgré les nombreux jolis villages perchés et bucoliques, nombres d'entre eux ne valent hélas pas une photo sous la pluie et dans les nuages. Ma route continue donc au fil de la côte et de ses surprises. Plusieurs fois la météo a arraché à la montagne de quoi bloquer la route pour plusieurs mois et interdire l'accès même aux piétons, résultat les détours se font, regrimpant dans les montagnes et ses villages, redescendant dans de magnifiques gorges, ... Mais c'est que même si j'en prend plein les yeux, la fatigue et le moral lâche un peu quand on apprend les 40 bornes supplémentaires à faire au lieu des 10 prévu ! Arg ! Malgré ça quand le soleil daigne se montrer c'est des couleurs superbes qui arrivent aux yeux et c'est alors en mode nomade en turban que je pédale sous le regard bien plus curieux des locaux ! Faut bien leur donner une véritable raison de me regarder de travers alors le keffieh joue sa part et plus d'une fois le contact avec les gens se révèle beaucoup plus sympa, comme quoi !

Lors d'une journée trop pluvieuse, je ferais une pause en train, pour éviter une nouvelle expérience semblable à celle vécu au Liban, afin d'éviter un col pour rejoindre Cosenza. Pourquoi je m'écarte de la route pour aller dans les montagnes, ce que là-bas, en attendant l'ouverture des campings, il y a une auberge de jeunesse, ...., pleine à craquer ! Ah mais c'est vraiment con ça ! Bon j'y prends une douche et je ressors sous la pluie pour m'abriter quelques kilomètres plus loin sous un pont d'autoroute - alors je vois d'ici les "oh mon dieu, ça craint", ou alors "t'es complètement taré" qui sont amplement mérité, sauf que je n'ai pas trouvé mieux pour dormir un peu au sec! C'est dire ! Donc bon, nuit bruyante forcément et le matin le soleil revient un peu (pour la seconde fois depuis mon départ d'Avellino). De retour sur la côte, je pédale avec d'un côté une côte ensoleillé et de l'autre des montagnes bouchées dans les nuages et la pluie, moi entre les deux j'évite comme je peux les gouttes et les orages ! Je finirais après deux jours à forte allure - moyenne de 110 à 120 kms tous les jours - par arriver à la pointe de la botte avec une belle vue sur la Sicile. Je rencontre au passage deux voyageurs français qui se dirigent à pied vers Jérusalem !! Bon trip les gars !! et sont passés par les îles tout comme ma future route !   

Album photo : http://mediterraneevelo.canalblog.com/albums/la_botte/index.html

A très bientôt.

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14 mars 2011

Come Back and Viva Italia

Bonjour à tous, voici donc mon dernier article pour rattraper mon retard comme promis !!

Je pourrais l’appeler aussi « Vélo dans un avion = Complications » mais ça serait garder une note trop pessimiste de ce qu’il s’est passé ! Ainsi donc après avoir bien emballé mon vélo à Larnaka, je repose le pied sur le sol Italien. Au passage je quitte les 20°C et le beau temps de Chypre pour 10°C et de la pluie. Bon pas cool le retour en Europe de l’Ouest ! Mais ça on s’y fait vite, ce que j’ai beaucoup moins supporté par contre c’est le constat de mon vélo. Je reçois déjà mon bagage ouvert par le bas -Arg. !- et donc ça sent les soucis à plein nez ! Bilan : fourche cassée et plusieurs autres dégâts moins importants ! Bref la m …. ! Impossible de remonter le vélo sur place et donc en attendant de trouver une solution, l’aéroport garde les restes de mon biclou en pièces détachées.

Et c’est opération réparation, je me mets en quête d’un magasin de vélo susceptible de me réparer ou me vendre le nécessaire. Pas facile dans Rome même, et je finis par trouver une boutique dans une ville balnéaire pas trop loin de l’aéroport qui garde mon vélo en attendant d’être réparé dans un autre magasin ! Je passerais donc les détails de ce jeu de piste ! Normalement les réparations – moins de 300€ - devront être prises en comptes par la compagnie aérienne, mais pas les imprévus d’à côté ; affaire à suivre ! Et me voici donc de nouveau sur Rome pour plusieurs journées très agréables avec pluie en fond et étant donné que je ne devais pas y passer, l’auberge de jeunesse est bondée, et je dois changer tous les jours de chambre, rencontrant avec grand plaisir pas mal de monde.

Je quitte donc Rome avec un vélo réparé (seul problème je ne peux plus choisir de bloquer ma fourche maintenant) vers le sud où, avec la météo n’est pas vraiment encourageante aux pauses, je  force ma cadence, le tout parsemé de rencontres bien sympa à mon égard, lorsque dans le froid et la pluie je trace ma route. Arrivé chez Marie, une amie en stage à côté de Naples à Avellino, ville entourée de montagnes, je suis accueilli  avec quelques flocons de neige ! On ne peut pas dire que l’hiver soit terminé donc !

Profitant d’une semaine de pause chez elle avant de reprendre un bon rythme de vagabondage, c’est découverte de Naples, la côte Amalfitaine, Pompéi, … .

Naples, qui possèdent une mauvaise réputation, à cause des poubelles, de sa circulation ou des affaires mafieuses, ne se découvre pourtant pas que comme ça et mérite amplement le détour ainsi que son musée archéologique national, relatant majoritairement de Pompéi. Scènes de rues à l’italienne qui me rappelle Tripoli (version Libanaise !), la Grèce ou la Turquie ; monuments et bâtiments baroques qui s’ouvrent sur des places entre deux ruelles au linge pendu ; succession d’églises, présence de châteaux, et vue sur le majestueux Vésuve au loin, voilà de quoi donner envie de savourer Naples. Et aussi par la pizza, originaire de Naples, qui chatouille de plaisir les narines à chaque rue ! Bref dépasser les racontars et mise en garde et partez découvrir ses ruelles avec joie.

La côte Amalfitaine qui comme toutes les côtes accidentées de la mer Méditerranée est un pure plaisir des yeux à chaque virage et même si elles possèdent forcément une ressemblance frappante, elle, comme les autres, possède un charme propre à sa région qui font que parcourir la côte reste toujours magique.

Et puis aussi un saut dans le temps à Pompéi parmi une cité qui n’est pas difficile à imaginer du tout car elle est là, les maisons y sont encore et on se balade entre les rues à la recherche des plus belles villas, des plus belles fresques, mosaïques, patio intérieur, et on imagine sans trop de peine la vie que pouvait avoir ses habitants. La conservation de la cité est vraiment impressionnante tout comme l’est ce qui s’y trouvait : objets, habitants, décors intérieur, …

Voilà pour les dernières infos, avec une arrivée timide du beau temps  et d’une météo moins froide, j’espère pouvoir en redescendant le long de la botte Italienne pendant une petite semaine, continuer à en prendre plein les yeux et vous en faire part.

Album photo : http://mediterraneevelo.canalblog.com/albums/come_back_and_viva_italia/index.html

A bientôt et gros bisous à tous.

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09 mars 2011

Surprises Chypriotes

Je suis bien à la bourre dans mon écriture quotidienne je l’avoue et je compte pouvoir rattraper ce décalage durant cette semaine.

Je commence donc par Chypre, île au sud de la Turquie qui m’a conduit de surprise en surprise.

Ainsi donc je me trouve à Mersin en Turquie en attente du bateau pour la ville de Famagusta sur la partie nord de l’île. Après une journée de flânerie j’arrive en début de soirée vers 6h comme on me l’a demandé pour acheter mon billet de bateau. Mais ce n’est pas sur d’en avoir un ! Il faut de nouveau attendre jusqu’à 9 ou 10h que le préposé aux billets daigne venir ! Quelle joie ! Et quand je demande s’il y a bien tout de même un bateau pour ce soir, les réponses ne sont pas aussi précises que je l’espère. Bref je patiente avec un couple Turc, et la femme parlant quelques mots d’anglais m’indique que pour le bateau du soir, tout dépend du nombre de civils qui veulent embarquer car il n’y a de la place que pour une douzaine de personnes. Des civils ? Eh oui car le bateau est réquisitionné pour transporter entre 200 et 300 militaires Turcs sur Chypre ! Ambiance assez particulière quand on est le seul touriste (en plus en vélo !) aux cheveux bizarre au milieu d’une foule en uniforme au regard curieux !

Je passe donc une « nuit » sans trop dormir dans un fauteuil complètement déglingué et arrive enfin sur Chypre. Passé la douane, lorsque je quitte le port, je me retrouve face à un camion militaire qui roule face à moi et me fait des appels de phare pour que je m’écarte ! Oulà je ne veux pas de problème moi ! Mais c’est qu’en fait je suis du mauvais côté ! Eh oui, ancienne colonie anglaise, l’île a gardé entre autre la conduite à gauche !!! Aie Aie Aie, je m’adapte tant bien que mal à ce nouveau mode de conduite pendant une semaine et galère un peu avec les ronds-points au début ! Je découvre donc le charme de la ville de Famagusta et sa belle mosquée dans une ancienne cathédrale gothique comme celles de chez nous. Arrivé à Nicosie, je visite la dernière capitale séparée du monde par un pseudo mur de Berlin fait de bidons et barbelés qui montre quand même bien qu’ils ne sont pas près de se réunir de sitôt (D’ailleurs partie Turque c’est forte présence militaire un peu partout). Chaque partie de l’île à son drapeau officiel mais garde aussi celui de la Turquie ou de la Grèce sur pas mal de bâtiments histoire de rappeler à quelle culture ils appartiennent !

Après un passage dans les collines et monastères de l’île, j’arrive à Larnaka pour réserver un billet … d’avion ! Pas de lignes de bateau entre la Chypre grecque et la Grèce ou l’Italie et du côté turc c’est uniquement des vols et bateaux à destination de la Turquie. Bref moi qui suis passé par Chypre entre autre pour éviter de prendre un avion, ben c’est raté ! Toutes mes infos sur internet et sites officiels de voyage sont à côté de la plaque, ils n’y a plus de liaisons en bateau et celles-ci (devant le nombre de demande croissantes !!) ne seront remises pas avant une à deux années ! En attendant mon vol, je découvrirais les trois grosses villes balnéaires du sud de l’île – Larnaka, Limassol et Paphos - qui en dehors de quelques restes historiques sympa se sont tellement reconvertis dans le tourisme balnéaire de masse pour européens que je n’y trouve trop peu de charme. Heureusement entre deux orages (un tout les deux jours), j’avoue sans honte avoir ressorti le short et repris quelques couleurs sur mon vélo grâce à un soleil magnifique et des températures bien printanières la journée (la nuit ça pèle encore).

Voilà pour Chypre que j’ai quitté au bout d’une semaine en avion pour Rome.

Album photos : http://mediterraneevelo.canalblog.com/albums/surprises_chypriotes/index.html

A bientôt !!

 

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23 février 2011

Pause Jordanienne

Salut tout le monde !

(pas d'accent : clavier qwerty!)

Alors bienvenue en Jordanie ! Et oui ! Comment ca ? Hein ? Il continue vers le sud et les pays arabes, c'est pas dangereux ca ???!!!!

Alors pour expliquez pourquoi j'ai fait un saut vers la Jordanie, ben c'est juste un coup de blues de partir du Moyen-Orient. Tout a debute lorsque j'ai quitte le site de Bosra sous la pluie (voir l'ancien album), repartir en velo vers le nord et sous la flotte m'a pas vraiment motive !!! Et puis il y a ce pays encore inconnu a mes yeux pas loin : la Jordanie ! Alors emerge une idee ; et si j'y allais ? Aussitot pense, aussitot dit, je m'arrange avec mon hotel de Damas et ils acceptent de garder mon velo une semaine. Ainsi je troque ma semaine de velo en Syrie vers le nord par une semaine sans velo en Jordanie vers le sud ! Personnellement je trouve ca c'est plus motivant ! 

Et c'est parti, j'arrive alors a Petra ou je vais rester trois jours a decouvrir cette magnifique cite historique, en prendre plein la vue et aussi de rentabiliser un peu le billet d'entree (60 euros pour trois jours !). Je fais la connaissance de deux francaises, Emilie et Laurine avec qui je me baladerais dans Petra. Ville immense cachee dans les montagnes et les gorges dont, chaque tombeau mele a la beaute de la pierre et des paysages, renforce davantage la claque qu'on se prend en decouvrant et redecouvrant cette cite. Petra, site antique et portee a fond sur le tourisme continue neanmoins d'etre vivante grace a la presence des bedouins qui y travaillent et qui parfois y vivent aussi. Impossible d'en faire le tour a moins d'y rester une vie entiere (certaines personnes occidentales le font - les filles si vous lissez ca, vous comprendrez peut-etre !). Les bedouins sont autant une surprise que l'est le site, argumentant leur travail de "Ca roule ma poule" ou encore "En voiture Simone" afin de proposer un tour en ane ou caleche, sont d'une franche hospitalite et ont la discussion facile ; mesdemoiselles, c'est a ce moment la que se joue que la posibilite de vivre bedouine !

Pour la suite m'offre une journee solitaire de rando merveilleuse dans le desert montagneux et un pas ensable qu'offre le Wadi Rum. Tous les touristes que j'y croiserais seront en jeep, et moi tel un vagabond a recherche de calme je marche, d'ailleurs le silence y est vraiment impressionnant, pas un seul bruit pendant plusieurs heures meme si je verrais quand meme 4 a 5 oiseaux. Quelques fleurs (pas facile a decouvrir), du sable, des montagnes, des anciennes gravures et du soleil a fond, voila comment se passera ma journee ; suivi d'une magnifique soiree en compagnie de bedouins qui m'ont invite a dormir chez eux apres avoir ramene chevres et moutons avec une des filles de la famille et sa mere. Bref journee memorable !

De retour sur Amman, je retrouve Emilie et Laurine avec qui on ira tenter l'experience impossible de nager la brasse dans la Mer Morte, sensation vraiment particuliere d'une eau presque huileuse qui vous souleve sans aucun effort !

Ainsi s'acheve cette pause sans velo en Jordanie, bien courte certes, mais assez intense et qui m'a juste motive pour y revenir en velo voir ce que je n'ai pas pus voir en bus.

Depuis ca, c'est passage a Damas puis retour en bus et velo vers la Turquie avec helas mon premier accident de la circulation a la sortie de Latakia (Syrie), sans trop de degats, mais avec juste la peur et la sensation d'etre vraiment rien sur un velo !

Album photo : http://mediterraneevelo.canalblog.com/albums/pause_jordanienne/index.html

A l'heure ou j'ecris je suis a Nicosie sur Chypre, mais ceci est pour apres, patience !

A tres bientot !   

      

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